Pouvoir voler sans pétrole

Portée par l’abondance d’un pétrole longtemps perçu comme inépuisable, l’aviation civile s’est imposée en un demi-siècle comme l’un des moteurs les plus puissants de l’internationalisation des échanges.
Elle tient aujourd’hui une promesse vertigineuse : relier, en quelques heures, presque n’importe quel pôle d’attraction du globe, créant ainsi une continuité géographique et économique sans précédent. L’opération et le développement des lignes aériennes reposent encore entièrement sur les énergies fossiles, ce qui place désormais le secteur face à une double contrainte carbone : d’une part, l’aggravation du changement climatique impose une réduction rapide de ses émissions, d’autre part, le verrouillage géopolitique actuel et le déclin à venir du pétrole fragilisent son approvisionnement.
Depuis notre précédent rapport Pouvoir voler en 2050, l’industrie a travaillé sur des ruptures technologiques fondées sur des énergies alternatives telles que l’hydrogène, mais en a décalé la perspective bien au-delà de 2035.

Calendrier

Sortie du rapport final : 3 février.

Lien de l'inscription : https://theshiftproject.org/evenements/pouvoir-voler-sans-petrole/

Résumé

Le document commence par une présentation des SAF et des principales voies et filières de production, avant ensuite de quantifier les volumes produits et attendus pour chacune d’entre elles, ainsi que les enjeux et limites qui y sont associés, dans une deuxième partie. L’ensemble des valeurs données est ensuite mis en musique dans un troisième chapitre scénario, proposant différentes projections jusqu’à 2050, avant un tour d’horizon détaillé de la situation propre à la France en quatrième et dernière partie.

Sans surprise, du moins lorsque l’on connaît le rapport PVE 2050, les trajectoires proposées par les institutions du secteur (OACI, ATAG, Waypoint, GIFAS, etc.) sont extrêmement optimistes, pour ne pas dire utopistes. Au vu des volumes de SAF disponibles estimés d’ici 2050, conserver un niveau d’émissions de GES annuel en moyenne sous celui de 2019 sur les 25 ans à venir semble déjà ambitieux.